Olivier KOZAK, Directeur Pôle Emploi Epinay-sur-Seine, présente la démarche de Pôle emploi pour faciliter le retour à l’emploi des apprenants de l’Ecole des Nouvelles Compétences (ENC) de Saint-Denis (1). Ce modèle promeut l’égalité des chances sur le territoire de Plaine Commune, dans le cadre du PAQTE pour l’engagement des entreprises pour les quartiers.

Interview du Directeur Pôle Emploi ÉPINAy-sur-Seine – Olivier Kozak

Racontez-nous ce qui vous caractérise et depuis combien de temps officiez-vous pour cette institution nationale.

J’ai intégré l’ANPE – devenu

Pôle Emploi en 2009 – en 1995 en tant que Conseiller. Je suis devenu Responsable d’équipe puis Directeur d’agence en 2016.

J’ai toujours souhaité travailler au service du public, mon cursus universitaire (« économie de l’emploi ») m’a mené naturellement jusqu’au secteur dans lequel j’évolue aujourd’hui.

Très attaché à la notion de service et d’accompagnement, ma plus grande joie professionnelle est quand, par l’intervention directe ou indirecte de pôle emploi, une entreprise et un demandeur d’emploi s’entendent pour collaborer.

Soucieux d’améliorer l’image de mon entreprise, je n’hésite pas à investir mes équipes et moi-même dans des projets innovants et en phase avec les besoins de nos usagers.

 

Pôle Emploi, au-delà du financement par la Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE), a su apporter des solutions personnalisées offrant aux apprenants de l’ENC un accompagnement financier complet.

Quel élément vous a décidé à soutenir l’Ecole des Nouvelles Compétences de Saint-Denis ? Comment se traduit votre contribution au projet ?

Dès que l’on m’a présenté le projet – lors d’une réunion partenariale – j’ai été très intéressé. Parce que ce projet s’inscrit dans une démarche concrète de retour à l’emploi ouverte à tous les demandeurs d’emploi sans aucune discrimination. Chaque jour, nous rencontrons des personnes qui recherchent un emploi dans « l’ère du temps » pour une entreprise renommée. Cependant, le manque d’information et de formation de ce public rendait difficile l’accès à l’emploi. Ce projet a le mérite de répondre à la fois à des problématiques de compétences, de formation et d’emploi : que demander de plus ? 

Séduit et convaincu par ce projet, j’ai proposé de participer, au nom de Pôle emploi, au financement du projet et d’apporter aux stagiaires une aide financière au niveau des frais annexes qu’engendrent un tel parcours. D’expérience, j’ai compris que limiter les contraintes financières participe à l’assiduité des stagiaires et facilite leur apprentissage.

 

Que pensez-vous du modèle économique « formation innovante + employabilité » de l’école pilotée par SNCF Développement ?

Ce modèle économique doit être privilégié pour à la fois répondre aux attentes des entreprises et des demandeurs d’emploi. Tous les acteurs ont besoin de propositions et de réalisations concrètes comme ce projet que pilote la SNCF.

C’est en unissant nos forces – entreprises, futurs salariés, institutions – que nous pourrons répondre aux enjeux économiques et sociaux d’aujourd’hui et de demain.

 

Seriez-vous prêt à renouveler votre engagement ?

Evidemment. Dans le cadre du renouvellement de ce projet, ou du modèle, j’aimerai que Pôle emploi puisse s’y associer plus en amont, notamment au moment du sourcing des participants.

  

(1) L’Ecole des Nouvelles Compétences de Saint-Denis, un dispositif porté par SNCF Développement, forme dix demandeurs d’emploi de Plaine commune (93) au métier de développeur web avec la promesse d’un CDI chez OUI.sncf.