Article paru dans L’Est Éclair le 19 juillet 2018 et reproduit avec autorisation.

La filiale de la SNCF arrive au bout de sa mission, visant à redynamiser le territoire et compenser la perte d’emplois cheminots. La mission est presque accomplie.

Frederic Badina

Crédits Alexandre Paumard

Après l’annonce choc de la restructuration du technicentre SNCF de Romilly-sur-Seine, en avril 2015, et de la baisse significative du nombre de cheminots, la SNCF avait annoncé l’arrivée de SNCF Développement sur le territoire afin de répondre aux interrogations des habitants quant au départ d’une partie de la population et des conséquences sur le territoire. Alors que la mission de SNCF Développement se termine, Frédéric Badina (photo) le référent à Romilly, en dresse un bilan satisfaisant.

Pourriez-vous rappeler l’objectif de SNCF Développement ?

C’est une filiale de développement économique du groupe SNCF. Son objectif est d’essayer de redynamiser le territoire où le technicentre ne ferme pas, mais où il faut compenser la perte d’emplois cheminots.

Votre mission portait sur combien d’emplois ?

350 emplois pour un fonds de financement de 2 M€ sous forme de prêts participatifs et de subventions. La mission s’étendait de 2015 à la fin 2018. Elle vise aussi à mettre en relation les entrepreneurs, à les accompagner.

Quel est le bilan jusqu’à présent ?

Nous en sommes à trois cents emplois programmés. Nous signons des conventions d’objectifs avec les différentes entreprises qui viennent nous solliciter. Ce n’est pas un chèque en blanc. Il faut que le modèle économique soit viable.

Quelles entreprises avez-vous soutenues ?

So fast so goodSo Fast So Good, c’est le plus important. Nous avons aidé les soixante premiers CDI, mais ce n’est pas fini. Au total, nous aiderons pour 140 emplois sur les 250 prévus. C’est rarissime pour nous d’avoir un dossier comme cela. C’est une pépite exceptionnelle. Nous avons aussi aidé Axe Environnement, dans un tout autre secteur, pour vingt-sept emplois programmés. Nous sommes aussi intervenus pour Ventura Socks.

Avez-vous aidé aussi de plus petites structures dans d’autres secteurs ?

Oui, nous avons aussi soutenu la Somuco dans le cadre de son projet de centre de santé qui recrée de l’attractivité au niveau du territoire ; d’autres projets dans le domaine médical, et des commerces locaux comme Croq’nature, Yoyo, À vos Couverts… Sans oublier un ancien cheminot qui a créé les Cycles Dufour, et nous avons deux dossiers dans le cadre de la future réhabilitation du Palladium avec, à terme, la création d’une dizaine d’emplois. Quant au pôle drones, à l’initiative du maire, on en est aux prémices. Il faut trouver un modèle économique.

Finalement, vous aurez rempli votre mission dans les temps ?

On tient l’objectif. On a toujours des projets à analyser mais on aura fait peut-être un peu plus. Il reste encore jusqu’à la fin de l’année. Est-ce qu’on prolongera ? S’il reste des emplois à créer et un financement, c’est possible. SNCF Développement ne disparaît pas totalement du territoire.

Propos recueillis par Sandra Roger

Retrouvez l’article en ligne : http://www.lest-eclair.fr/76487/article/2018-07-18/300-emplois-programmes-romilly-pour-sncf-developpement


romilly : quelques belles histoires à découvrir